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1re étape : Installez un silo à compost

Tout d’abord, il vous faut un bac ou un silo à compost. Achetez-en un tout fait, ou fabriquez-en un vous-même. Installez-le au bon endroit : à l’ombre ou à la mi-ombre. Si vous le placez au soleil, il se desséchera, et la température du compost risque de monter trop haut. De plus, placez le silo à 5 mètres minimum d’une eau de surface (un ruisseau ou un fossé, par exemple) pour éviter toute contamination par ruissellement d’engrais.

2e étape : Rassemblez des matières compostables

Toutes les matières organiques dégradables peuvent alimenter votre compost, telles que :

  • les déchets de cuisine et de jardin non traités
  • les épluchures de pommes de terre (bio)
  • les peaux de banane (en morceaux)
  • les coquilles d’œufs (broyées)
  • les sachets de thé (sauf ceux en nylon).
  • le marc de café
  • les feuilles mortes*

* Toutes les feuilles mortes ne se décomposent pas aussi rapidement; prêtez donc attention aux espèces dont vous mettez les feuilles à composter.

  • Les feuilles qui se décomposent rapidement sont celles du pommier, du tilleul, du saule, du sureau, du robinier, du frêne, du châtaignier et du peuplier.
  • Les feuilles de chêne et de hêtre sont plus longues à se décomposer : elles conviennent donc moins bien au compostage.

Mais attention : évitez de mettre au compost des parties de plantes malades ou des adventices ; les germes pathogènes et les graines d’adventices survivront dans le compost et risquent ainsi de se répandre dans votre jardin.

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3e étape : Travaillez par couches

Un bon compost se compose de plusieurs couches de matière ; veillez à bien alterner les couches de matières sèches et humides, de restes végétaux grossiers et fins, de matières riches en carbone ou en azote. Parmi les matières riches en carbone, citons les déchets de taille, la paille et certains types de feuilles. Quant aux matières riches en azote, épinglons l’herbe, le fumier et les restes végétaux verts. Plus les couches sont variées, plus les matières se décomposeront vite et bien.

Idée : Vous souhaitez accélérer le compostage ? Ajoutez donc un peu de chaux dans votre silo ou bac. La chaux empêchera aussi l’acidification de la matière.

4e étape : Le compostage maison : veillez à un apport suffisant d’oxygène

Veillez à une bonne oxygénation de votre silo à compost, notamment pour éviter les mauvaises odeurs. Pour ce faire, retournez le tas de compost toutes les six semaines. Cela paraît plus fastidieux que cela ne l’est. L’opération est encore plus facile si votre bac est équipé dans le bas d’un clapet : il suffit alors, toutes les six semaines, de récupérer la couche inférieure de compost et de la mettre sur le haut du tas.



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5e étape : Maintenez le compost humide

Pour obtenir un bon compost, il faut veiller à ce qu’il soit bien hydraté. La décomposition des déchets suppose en effet une humidité suffisante. Après une période de sécheresse, une averse sera donc la bienvenue. Mais de fortes pluies sont annoncées, alors que le compost est déjà suffisamment humide, pensez à recouvrir le tas d’une bâche. Après la pluie, retirez la bâche pour éviter la suffocation de la matière. Pas besoin de couvrir le compost s’il neige ou s’il gèle.

6e étape : C’est prêt !

Lorsque la matière est humeuse, qu’elle ressemble donc à une terre forestière – au bout de quatre à neuf mois généralement –, elle est bien compostée et prête à l’emploi. Étalez le compost dans les massifs, entre vos plantes. Elles vous en seront reconnaissantes !

Le compostage maison : rien de plus simple !

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